Résumé de l’article :
Aux côtés des définitions de la médecine conventionnelle, telle l’étiologie, la nosologie, la nosographie, et l’homéostasie, l’auteur introduit la notion clinique élargie de syndrome réactionnel, de césure physiologique, et de concomitants.
Le binôme Aconitum/Belladonna et remis en lumière lors de la réaction grippale ; sa phase de rétention froide est aussi authentiquement justiciable de Camphora, Eupatorium perfoliatum, et Bryonia.
Lorsqu’un syndrome réactionnel est insuffisant dans son action autocurative, le malade verse dans la maladie vraie que l’auteur a rebaptisé césure pathologique. Sont décrits la pneumonie, la névralgie à frigore, et le syndrome de l’Essence stagnante suite à un choc émotionnel violant, trois pathologies justiciables d’Aconitum. Les césures belladonniennes, quant à elles, sont présentes dans les angines rouges, les abcès chauds, les congestions abdominales.
Les coliques biliaires ou néphrétiques sont en fait des césures belladonniennes, justiciables de potences de Belladonna, sa prescription étant subordonnée aux diagnostics et traitements de la médecine d’urgence.
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Aconit napel, dit Aconitum, ou Capuchon de Moine et Belladone, dite Belladonna ou la Belle dame, dont les Essences sont inséparables dans leur interaction épigénétique et neurovégétale occulte au service de l’Humain souffrant
Définitions
L’étiologie est l’étude des causes de la maladie, définie par le Dictionnaire Robert telle « une altération organique ou fonctionnelle considérée dans son évolution ». Celle-ci sera accompagnée de signes dont l’ensemble définit la sémiologie enseignée dans les Facultés de Médecine. Étiologie et sémiologie ont donné naissance à la nosologie et à la nosographie, deux termes qui sont souvent utilisés l’un dans l’autre ; la nosologie est la science qui permet la classification des maladies selon l’étiologie, surtout microbienne, métabolique, et néoplasique ; la nosographie, quant à elle, est la description des signes, inhérents aux phénomènes morbides de chaque maladie et de son évolution. En résumé, on peut dire que si la nosologie classifie selon la cause, la nosographie catalogue selon les signes, mais ceci n’a rien d’absolu. Étiologie, sémiologie, nosologie, et nosographie résument ainsi toutes les possibilités offertes à l’esculape moderne afin de scruter l’Humain souffrant. L’imagerie médicale peut être considérée à juste titre comme une dimension supplémentaire conférée à l’Art de Guérir reconverti en science.
L’homéostasie, de homéo[sic], " semblable", et stasis, « position » est un terme introduit par les scientifiques anglo-saxons suite aux travaux de Claude Bernard qui, vers le milieu du 19ième siècle, avait défini la notion de milieu intérieur ou l’ensemble des fluides (sang, lymphe, liquide interstitiel) dans lesquels baignent les cellules humaines. Ce micro-environnement extracellulaire censé s’autoréguler a donné naissance à la médecine moderne qui décrit l’homéostasie comme « la stabilisation, chez les organismes vivants, des différentes constantes physiologiques ». Cette définition du Dictionnaire Robert implique une approche paramétrée de la normalité humaine, censée fonctionner de manière optimale entre deux valeurs de référence définies arbitrairement par l’expérience clinique mais aussi par les avancées de la science statisticienne. Température corporelle, tension artérielle, glycémie, et pH sanguin, deviennent ainsi, comme le dit très justement Le Robert, des constantes physiologiques ; si l’Humain souffrant quitte cette fourchette à son corps défendant, il pénètre une zone grise où ce qui est « normal » côtoie le « trop de… » ou le « trop peu de… », bien dans l’esprit de la thérapeutique moderne conçue en deux dimensions.
Le syndrome réactionnel redéfinit la maladie car il désigne à la fois le facteur causal mais aussi son intrication avec des réactions occultes visant à rétablir aux tréfonds du malade un équilibre perturbé. L’auteur de ces lignes franchit ainsi le Rubicon qui sépare la Matière humaine de l’Esprit qui l’anime et le relie à la Source et Ses émanations : le maillage des Méridiens mis en lumière par la médecine chinoise et les Essences autoguérisseuses, dont l’effet se fait sentir à travers les « lois » de Hering pressenties par Hippocrate lui-même et son adage fameux vis medicatrix naturae.
L’homéostasie des syndromes réactionnels dépend d’un Entendement majusculaire qui défie les « lois » de la science moderne. Nous savons maintenant que Mère Nature est au Grand-Œuvre afin d’évacuer le Mal ou le Mal-être par différents moyens qu’il est important de résumer : les muqueuses et les orifices naturels ; la peau, ce « deuxième rein » ; la mise à la Terre et à l’Ether grâce à des fils conducteurs d’une profondeur humaine encore insondable. Cette homéostasie authentique, indissociable des Semblables du même nom, peut être considérée tel un calque occulte de l’homéostasie physiologique, justiciable des Contraires. Un bel exemple est celui du binôme réactionnel neurovégétal d’Aconitum et de Belladonna, intimement lié à la gestion neurovégétative de l’orthosympathique et du parasympathique, deux paramètres issu de la science moderne et qui assurent le fonctionnement optimal de la physiologie humaine.
La césure physiologique
J’ai appelé césure physiologique le fait qu’une Essence déborde de Son action primaire sur un organe ou un système, pour solliciter l’organisme tout entier afin de parachever une homéostasie holiste. Le choix du substantif de césure et de son adjectif physiologique peut paraître paradoxal car ces deux vocables sont antinomiques en apparence. En fait, la sémiologie induite (créée…) par une Essence entreprend la physiologie humaine dans une intégralité simultanée et va produire (créer…), surtout grâce au maillage des Méridiens, des réactions authentiques à distance qui vont se démarquer de la nosologie et de la nosographie de la littérature scientifique contemporaine habituée à corréler cause et effet dans le temps et dans l’espace.
Les symptômes et les signes d’un syndrome réactionnel semblent en effet mystérieux, sans lien apparent avec l’étiologie. Ils sont appelés concomitants dans le jargon homéopathique. Incohérents et peu crédibles pour la médecine conventionnelle qui ne conçoit l’évolution fâcheuse d’une maladie qu’à travers une logique de continuité temporelle, visible et quantifiable, les concomitants sont physiologiques d’une césure occulte mais transitoire qui révèle l’Omniprésence et l’Omniscience d’une Essence autoguérisseuse. Voulus par Mère Nature, Ses Essences et ses Méridiens, les concomitants sont donc appelés à disparaître au fur et à mesure de l'autoguérison, qu’elle soit assistée ou non par les Authentiques.
Laisser faire Mère Nature!
La Sagesse populaire est là pour rappeler qu’il existe encore dans ce bas monde des gens qui souhaitent respecter la maladie pour la réduire à sa juste expression hippocratique : un phénomène d’autorégulation et d’autoguérison qu’il faut respecter par un repos salutaire et accompagner sans plus avec des remèdes dits de bonne fame, du latin « fama » ou « renommée ». Le meilleur exemple est l’influenza et sa succession de différents syndromes réactionnels au sein desquels celui d’Aconitum et de Belladonna occuperont une place prépondérante car engendrés par un épigénétique végétale et occulte qui va conforter l’action du balancier orthosympathique (OS)/ parasympathique (PS), bien connu de la neuroscience moderne.
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Cinnamomum camphora ou camphrier, connu sous divers noms vernaculaires tels ceux d’Arbre à camphre, de Laurier de Chine, ou de Ravintsara. Conçu selon la galénique hahnemannienne et korsakovienne, Camphora est un tout grand remède de la phase froide et glaciale de la grippe
Il n’est pas rare que des malades dits grippés, bien au fait de l’homéopathie, se reconnaissent dans les césures physiologiques des syndromes réactionnels qui défilent, mais soient réfractaires à l’ingestion de toute substance pharmacodynamique, fût-elle diluée et dynamisée! Ils choisissent ainsi de laisser faire, préférant le lit et l’action autocurative de Mère Nature sans oublier le bon grog…Les Essences de l’Aconit et du Camphre sont à la base de deux syndromes réactionnels que les homéopathes, pétris de latinisme, précisent sous les vocables d’Aconitum et de Camphora, lesquels vont maîtriser la phase froide, voire glaciale, de la grippe à partir de la cogestion de l’axe neural et de la rétention des humeurs.
Illustration d’après le botaniste C.A.M. Lindman (1856-1928)
La Bryone blanche, ou Bryona alba, de la famille des Cucurbitacées,
Le syndrome réactionnel de Bryonia suit bien dans ce contexte froid mais l’Essence de la Bryone blanche entreprend principalement les muqueuses respiratoires et digestives qu’Elle va inciter à sécréter (catarrhe bronchique, diarrhée) après une phase de cogestion sèche (toux sèche, constipation), proche de celle induite (créée…) par les Essences de l’Aconit et du Camphre.
©SB Johnny
Eupatorium perfoliatum, ou Eupatoire perfoliée, de la famille des Astéracées
Le syndrome réactionnel d’Eupatorium perfoliatum, encore appelé Herbe à la fièvre, est systématiquement présent lors du syndrome « d’invasion grippale » décrit par la médecine moderne. L’Essence de l’Eupatoire cogère non seulement la rétention froide des humeurs respiratoires du « grippé » qui va présenter du coryza, des éternuements et de la toux, mais entreprend également le tractus digestif et le foie qui exfiltreront les miasmes concernés à partir de vomissements et de selles bilieux.
La fièvre, frénatrice de la croissance microbienne, fait partie intégrante des syndromes réactionnels précités. Celui d’Eupatorium perfoliatum semble concerner toute l’économie de l’organisme comme en témoignent les symptômes de courbature, d’endolorissement, et de brisure de tout le corps. Nous sommes confronté à une situation de fait où cohabitent deux paradigmes : une contamination pasteurienne identifiable au cours de laquelle le virus de l’influenza essaime dans tout l’organisme à partir des voies respiratoires ; une réaction physiologique occulte, impliquant une omniprésence (création…) simultanée de l’Essence de l’Eupatoire dans les tissus relevant de Son tropisme habituel, décrit dans les pathogénésies, à savoir les muscles, les os, et les articulations. Ces données expérimentales conférent au remède homéopathique Eupatorium perfoliatum son génie thérapeutique authentique lors de l’invasion grippale faite de courbatures générales et de douleurs profondes et typiques comme si « les os étaient brisés ». Tout semble indiquer que l’Essence de l’Eupatoire opère un balayage euseptique des tissus entrepris par la grippe.
Les Essences autoguérisseuses seraient donc immunomodulantes et immunostimulantes. Cette terminologie lénifiante s’oppose au langage martial des Contraires visant l’empêchement voire l’éradication d’un microbe. De la Bryone blanche, ou Bryonia, le docteur Hodiamont dit notamment ceci dans son ouvrage « La Matière Médicale et les remèdes végétaux »: « D’autres expériences ont montré que les dilutions homéopathiques du remède s’opposent, in vitro, à l’accroissement du staphylocoque blanc et du bacille diphtérique dans les cultures. Elle retarde la croissance du staphylocoque doré, des microbes de la dysenterie et de la diphtérie. Ceci nous explique l’action de Bryonia dans les infections et le fait qu’il est appelé et rend de grands services dans les maladies microbiennes et subaiguës ». À son corps défendant, Hodiamont s’exprime ainsi sur le pouvoir autoguérisseur et euseptique de l’Essence de Bryone !
C’est le pouvoir expansif et thermique de l’Essence de Belladone, justiciable de Belladonna en Loi des Authentiques, qui parachèvera l’autoguérison entamée par des syndromes réactionnels froids et rentrés. Initiant la phase chaude et terminale de la grippe, l’Essence de la Belladone, Sa chaleur radiante et Sa transpiration vont transformer une nosographie accablante et vouée aux gémonies pasteuriennes, en une image clinique de bon augure, clémente et rassurante, bénie des Dieux.
Cogestion de l’axe neural et rétention des humeurs dans les organes vitaux, suivis d’expansion et d’élimination, dans le sens d’extériorisation des miasmes par les muqueuses, par les orifices naturels et par la peau, font d’un organisme à la fois infecté mais réagissant, un tissu spongieux que Mère Nature presse et relâche, transformant l’influenza en un passage obligé : celui de la mise à jour récurrente du système immunitaire de l’espèce humaine. En pratique, notre société, médicalisée à souhait, fera d’un grippé un malade qui va consulter dans un contexte socio-économique et déshumanisé qui laisse peu de place au repos chaudement recommandé par Hippocrate. Tout praticien, bien au fait des syndromes réactionnels de la Matière médicale, prescrira un ou plusieurs Semblables ou similia authentiques à partir de la galénique hahnemannienne ou korsakovienne. La vision pluraliste de l’homéopathie française est très intéressante dans ce contexte d’autant plus que l’automédication fait florès dans le chef d’un « public grippé » mais converti à « l’alternative holiste ». De basses potences (5CH, 30K) de plusieurs remèdes, administrés en alternance toutes les heures ou toutes les deux heures en fonction des syndromes réactionnels qui se succèdent, auront la priorité. Pour rappel, la phase de repli froid de la grippe est principalement justiciable d’Aconitum, de Bryonia, de Camphora, et d’Eupatorium perfoliatum ; la phase d’expansion chaude, laquelle survient immanquablement, ressortit exclusivement à Belladonna.
De la césure pathologique et de la maladie vraie
Si le facteur étiologique est trop puissant ou persistant, la césure physiologique perdure et devient pathologique; le syndrome réactionnel transitoire, à vocation lénifiante et autocurative, évolue vers la maladie vraie. A ce stade de la discussion, il nous faut évoquer la notion de potentiel vital qui va gérer la survie de l’individu confronté à sa maladie. Tout diagnostic, qu’il soit nosographique selon la médecine conventionnelle, ou réactionnel selon la médecine homéopathique, est indissociable d’un pronostic, lequel est lui-même tributaire de facteurs imprévisibles dont le plus important est la vitalité du malade. Hahnemann l’avait rebaptisée Dynamis, du grec « dunamis » ou « Force » au sens large et majusculaire, car elle désigne à la fois un « potentiel » susceptible de se matérialiser en « action », mais aussi un « Pouvoir intrinsèque » de cohésion et d’interconnexion de la Matière humaine reliée au Très-Haut. Hahnemann avait bien compris que l’on ne peut comprendre la médecine, ses diagnostics et ses pronostics, sans concevoir dans un même élan cette Force indéfinie qui dynamise le Vivant et le guide vers l’issue heureuse de son intime souffrance.
Telle que la conçue Hahnemann, Dynamis devient le pendant occidental du Prana, ou Souffle de Vie des Hindous. Paracelse le désignait par le Médecin interne, et le penseur et médecin américain, Deepak Chopra, utilise volontiers le terme d’Intelligence silencieuse, lorsqu’il s’agit de quitter le concept de maladie audible pour pénétrer une sorte de Néant insonore où officie Mère Nature. Tel qu’il a été introduit par l’auteur de ces lignes dans son texte inaugural sur l’Authenticité, le Substrat est très proche des préoccupations métaphysiques et spirituelles précitées, car Il devient le Support et le Vecteur universel d’une Médecine qui relie le malade et son esculape à la Source et Son authenticité dont s’est démarquée la science moderne à partir du 18ième siècle sous l’influence des Lumières.
Congestion et Essence stagnante d’Aconit
© Fvasconcellos
L’aconitine, l’alcaloïde principal de l’Aconit napel ou Aconitum. Véritable poison adrénergique dans sa version matérielle, l’aconitine, dans sa version quantique (lire éthérée) développe une action biochimique proche de celle des neuromédiateurs de l’orthosympathique (OS)
Si le contexte miasmatique et étiologique de froid sec, générateur de l’Essence du Moine, persiste au-delà du potentiel vital d’un individu, l’Essence de la Belle dame n’intervient pas de manière adéquate pour contrebalancer le phénomène de cogestion/rétention par une expansion/élimination salutaire. Le malade, ayant pris froid, développe alors une congestion, laquelle devient antonyme de cogestion. C’est tout particulièrement le cas des poumons, et les anciens médecins utilisaient une terminologie parfaite pour définir la pneumonie après l’exposition prolongée au froid : la fluxion (de poitrine), du latin « fluxio » ou « écoulement » et de « fluere » ou « couler », indiquant l’afflux de sang dans certains tissus, en l’occurrence le poumon, sans reflux vers la périphérie. Ici, l’on peut véritablement parler non pas d’un syndrome réactionnel d’Aconitum, mais d’une maladie d’Aconitum. La pénicilline des Contraires est prioritaire, complétée par quelques potences du Capuchon de moine.
Le reflux des fluides vers le centre du corps aux dépens de son enveloppe externe, bien dans l’esprit de cogestion/rétention inhérent à l’action de l’Essence d’Aconit, entraîne une diminution de l’irrigation des nerfs périphériques. Si celle-ci ne se rétablit pas rapidement par le réchauffement de l’individu, ces nerfs peuvent s’enflammer, devenir douloureux, présenter des symptômes d’engourdissements et de fourmillements, voire se paralyser. Par Sa stagnation dans les tissus nerveux, L'Essence du Moine semble perdre Ses vertus lénifiantes pour lesquelles Elle a été sollicitée (créée...) et se muer en "Arsenic végétal", autre nom vernaculaire pour l'Aconit napel. Ce sont ces névralgies a frigore, tellement vives que rien ne peut les calmer et qui sont bien connues d’une médecine moderne impuissante, mais justiciables de la Médecine des Authentiques. Aconitum en hautes potences sera en effet le maître remède de cette maladie issue d’une césure pathologique.
Affirmer que toutes les névralgies sont justiciables d’une potence d’Aconitum serait faire peu de cas de l’individualisation inhérente à la Médecine des Authentiques. Il existe également des névralgies brûlantes, justiciables de potences de Belladonna, ce qui fait supposer que le phénomène de balancier qui gère l’équilibre neurovégétal du Sapiens et qui est initié par les Essences du Moine et de Belle dame dans un contexte miasmatique défavorable, se dérègle dans les deux sens. Il appartiendra au médecin homéopathe chevronné de faire la part des choses à partir des signes étiologiques, des modalités, voire de la typologie, et de prescrire in fine le Similimum authentique. En général, l’on peut affirmer que le vent du nord-est sera l’étiologie typique de l’apparition d’une névralgie d’Aconitum, tandis que celle de Belladonna, beaucoup moins fréquente, sera teintée d’une aura vasculaire avec chaleur, rougeur, et douleurs battantes voire brûlantes. Le Moine serait ainsi responsable d’une névralgie chronique de rétention froide, tandis que la Belle dame aurait à son passif une sorte de vascularite persistante de co(n)gestion chaude.
La Médecine est un Art, et réduire l’Aconit ou la Belladone à de petits remèdes fébrifuges, est faire peu de cas de l’Art des Authentiques. En effet, bon nombre d’émotions fortes qui initient la réaction physiologique de fuite (flight) ou de combat (fight), où l’anxiété, la peur, et la colère se côtoient et se compénètrent, sont susceptibles d’enclencher le balancier réactionnel Aconit/Belladone aux tréfonds du Sapiens. Si la cause du conflit n’est pas résolue rapidement par l’éloignement des facteurs déclenchants et par un accompagnement professionnel adéquat, une des Essences concernées stagne et c’est là que s’installerait un véritable déséquilibre psycho-affectif avec ses composantes somatiques. J’ai rebaptisé cet effet inachevé de Mère Nature, le syndrome de l’Essence stagnante. Son action incomplète deviendrait indésirable, nuirait à son objectif initial, voire déborderait de son tropisme physiologique habituel pour venir habiter d’autres organes ou systèmes, les organes du tronc, de l’abdomen et le système nerveux central tout particulièrement, perturbant ainsi leur bon fonctionnement. La névrose de la nosologie conventionnelle est parfois justiciable d’une haute potence d’Aconitum dont l’Essence a stagné après une peur effroyable avec sensation de peur imminente. Les rescapés d’une noyade présentent souvent la typologie d’un sujet devenu Aconitum dans le corps, l’âme, et l’esprit en raison d’une Essence de Moine toujours présente et stagnante.
Mère Nature ferait-Elle toujours bien les choses ? Si une Essence stagne, c’est peut-être qu’Elle a ses Raisons que la raison ne connaît pas ! La stagnation d’une Essence pourrait indiquer qu’un individu, ayant été confronté à une situation de flight or fight particulièrement intolérable, puisse demeurer, durant des périodes plus ou moins longues de sa vie, Aconitum dans sa typologie psycho-affective et corporelle. L’Essence du Moine se muerait ainsi en Quintessence protégeant l’Humain souffrant de l’autolyse, terme médical indiquant le suicide. La similitude d’action de l’aconitine, l’alcaloïde principal du Capuchon de Moine, avec celle de la noradrénaline et de l’adrénaline, suggérerait que l’Essence de l’Aconit napel interviendrait favorablement afin de maintenir l’individu lésé dans un état de stress bienveillant face à un souvenir insupportable.
Cette stagnation, Grand-Œuvre de la Guidance cosmique, durerait le Temps que l’individu, en pleine réorganisation de sa personnalité, panse sa blessure de l’âme, recouvre ses esprits, et consulte. L’expérience vécue de ces malades chroniques d’Aconitum en pleine césure pathologique, me fait dire que la Guidance est toujours là au bon endroit et au bon Moment : là où le drame émotionnel touche à sa fin, soit que le contexte étiologique s’estompe, soit que le malade, avec l’appui de thérapeutiques diverses, a subi une transformation bénéfique lui permettant d’évoluer en sécurité ; c’est-à-dire sans risque d’autolyse. C’est à ce moment-là qu’il va trouver sur sa route un praticien capable de lever la stagnation, initiée sous l’égide du Moine. Il est intéressant d’ajouter que ce sont des troubles somatiques et périphériques concomitants de l’Essence stagnante, par exemple une névralgie rebelle ou de l’asthme, qui vont pousser le malade à consulter – au bon moment et au bon endroit… L’approche holiste du médecin homéopathe fera que ce dernier prescrira une authentique potence d’Aconitum dans ses trois plans d’action : émotionnelle, psychique, et somatique, permettant une guérison qualifiée de miraculeuse[sic] par le malade, celui-ci s’empressant de soupirer qu’il aurait dû consulter plus tôt… À l’esculape concerné de demeurer humble et d’expliquer qu’il y a un temps pour tout et pour tous ; et d’admettre toutefois que le Hasard fait bien les Choses, les majuscules utilisées référant au Synchronisme, mis en lumière par le médecin suisse Carl Gustav Jung (1875-1961).
Un syndrome d’Essence stagnante d’Aconitum est justiciable de hautes potences, 200K, MK, et XMK, lesquelles feront la gloire de la Médecine des Authentiques même si celle-ci, n’ayant traité QUE des troubles psychosomatiques, sera assimilée à l’effet placebo par les sceptiques. Ce n’est pas un hasard si, dans le Répertoire de Kent, Aconitum et Belladonna sont repris au deuxième degré à la rubrique Respiration/Asthmatic, l’asthme étant pour la médecine conventionnelle l’affection psychosomatique par excellence.
L’esculape moderne, quel que soit le paradigme auquel il s’identifie, fera preuve d’humilité face à l’un des plus grands mystères de la Création qui consacre la Synergie lénifiante entre une Essence végétale humaine mais stagnante et son alter ego vibratoire issu d’une pharmacopée infinitésimale, hahnemannienne ou korsakovienne. Comment expliquer autrement que par l’Inexplicable majusculaire, cet « indice de satisfaction » ou « satisfaction rating [sic] » parmi un public et ses médecins acquis aux Semblables. Par « l’évidence des preuves » ou «l’ evidence based medicine [sic] » ? Soit. Souhaitons malgré tout bonne chance à nos chercheurs en quête du Graal de la pharmacologie quantique et sa quadrature du cercle : la dualité onde-particule et l’interaction analytique d’un principe actif réduit à sa plus petite entité mesurable avec une cible biologique, ramenée elle aussi à une infime expression matérielle.
Césures belladonniennes
Synthèse de la molécule d’acétylcholine, neurotransmetteur majeur du système nerveux central et périphérique, et la molécule d’atropine de la Belle dame ou Belladonna, une Solanacée considérée dans sa version botanique tel un poison végétal à action parasympatholytique
Tout est loin d’être dit en matière de transmetteurs et récepteurs biochimiques qui gèrent l’influx nerveux au sein de l’espèce humaine. Si l’acétylcholine intervient au niveau des synapses préganglionnaires des fibres orthosympathiques (OS) et parasympathiques (PS), par l’intermédiaire d’un récepteur cholinergique agoniste, qualifié de nicotinique, elle est également impliquée dans les jonctions neuromusculaires. L’affaire se complique au niveau des synapses qui relient le neurone ganglionnaire et l’organe cible. Pour le PS, l’acétylcholine demeure le neurotransmetteur de l’influx mais il est communément admis que son effet est modulé par des récepteurs dits muscariniques, à la fois inhibiteurs et excitateurs du stimulus qui agit sur l’effecteur ! Pour l’OS, c’est la noradrénaline et ses récepteurs dits adrénergiques qui prend le relais de l’acétylcholine, sauf en ce qui concerne les glandes sudoripares dont les récepteurs sont muscariniques et demeurent sous la dépendance de l’acétylcholine. Les glandes surrénales se démarquent encore plus de ce système bipolaire, car elles sont sous l’influence directe des axones des neurones préganglionnaires ce qui implique la médiation de l’acétylcholine en tant que neurotransmetteur. Les surrénales fonctionnent en fait tel un ganglion terminal, susceptible de transformer un influx nerveux en hormone de stress. Elles possèdent des récepteurs nicotiniques, mais, paradoxalement, elles vont libérer une molécule proche de la noradrénaline : l’adrénaline, une catécholamine à vocation adrénergique par excellence! Bref, de quoi alimenter encore pendant longtemps les contradictions de la neuroscience et son corolaire cartésien en thérapeutique : la pharmacologie des sens.
Sur la Belladone, qualifiée de poison atropinique, le Dr Hodiamont dit ceci à la page 83 de son ouvrage La Matière Médicale et les remèdes végétaux :
· « L’atropine provoque une paralysie du vague, d’où arrêt des sécrétions, sauf la sueur qui est sous la dépendance du sympathique ; d’où aussi l’accélération du cœur que le vague ralentit normalement. Elle exerce sur les vaisseaux périphériques une vasodilatation très nette. Selon Bovet et Bovet-Nitti, l’atropine provoque une contraction des sphincters en même temps qu’une diminution du tonus de la musculature lisse de l’intestin. Elle agit donc différemment sur les fibres lisses selon les endroits ».
Étudiée dans sa vérité médicinale et occulte, il paraît plausible d’attribuer à l’Essence de la Belle dame des qualités amphotères, du grec ancien amphoteros (« chacun des deux »), qui désigne la faculté pour les alcaloïdes atropiniques d’interférer à la fois avec le parasympathique et l’orthosympathique. La preuve en est : réduite à l’état de poison antagoniste de l’acétylcholine par la toxicologie, la Belladone a survécu à travers les âges en tant que remède issu de la Tradition, et pour cause ! La Loi des Authentiques attribue à l’Essence de la Belle dame au sein du binôme neurovégétal Aconitum/Belladonna, un tropisme artériel impliquant, dans le champ quantique, l’action éthérée de la plante entière, contenant, outre l’atropine et l’hyoscine, une diamine, de la pyridine, des bases pyrroliques, et de l’acide chrysatropique (Hodiamont).
La cogestion atropinique infinitésimale, due à l’Essence de la Belladone, explique Ses bienfaits. Dans les fièvres exanthémateuses de l’enfant, de basses potences de Belladonna (30K, 5CH) sont indiquées, car l’on assiste à un syndrome réactionnel franchement belladonnien, même si le Moine et son syndrome réactionnel d’Aconitum ont précédé d’une courte tête la fièvre humide et rouge de la Belle dame au moyen d’une fièvre blanche et sèche! Dans ce contexte, l’Essence de la Belladone présente à son actif :
· Un afflux sanguin dans les centres bulbaires avec augmentation de la température corporelle, frénatrice de la croissance microbienne ;
· La mise en alerte du système vasculaire grâce à l’accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ;
· Une eutrophisation des muqueuses respiratoires, tâche également dévolue à l’Essence euseptique de la Bryone blanche ou Bryonia et à celle de l’Anémone pulsatille ou Pulsatilla qui va encourager le catarrhe muqueux afin d’expurger les miasmes ;
· Last but not least, la dilatation des capillaires cutanés avec extériorisation à la peau de la sueur et d’endotoxines génératrices d’éruptions diverses que la médecine conventionnelle peine à identifier à partir de la nosographie, les maladies en résultant étant qualifiées tantôt de rubéole, de roséole, de scarlatine fruste, de fièvre de trois jours, et de cinquième maladie.
Il s’agit-là de césures physiologiques belladonniennes jusqu’à preuve du contraire. Vis Medicatrix Naturae ! Ce qui n’exclut pas une certaine vigilance clinique tout au long de ce processus afin d’intervenir au moyen des Contraires si le besoin s’en fait sentir comme nous allons le voir ci-après.
L’angine dite rouge n’est en général qu’une césure physiologique banale de Belladonna qui fait enfler les amygdales (tumor), engendre une hyperhémie locale dégageant de la chaleur (calor), et déclenche des contractions douloureuses des muscles du pharynx (dolor, functio laesa). Tumor, calor, dolor, functio laesa : tout le génie de l’Essence de Belladone est résumé en ces quelques mots, utilisés d’ailleurs par les vieux cliniciens. Ce syndrome réactionnel, essentiellement aura donc pour but :
1. Circonscrire le mal par des contractions musculaires afin d’immobiliser le foyer miasmatique ;
2. Cogérer l’immunité par une hyperhémie favorisant l’afflux des éléments figurés du sang à vocation immunomodulante ;
3. Orienter le miasme vers la sortie avec une suppuration éventuelle des amygdales à la clé ce qui fait de notre angine rouge, une angine blanche justiciable d’un mercure homéopathique.
Il est heureux de constater que la médecine conventionnelle, encouragée par les autorités sanitaires, devient de plus en plus réticente en ce qui concerne l’utilisation systématique des antibiotiques dans ce contexte. Les angines banales sont rarement suivies d’une césure pathologique et font l’objet d’une automédication homéopathique parmi le public averti. Certains complexes homéopathiques « pour la gorge », contiennent, outre le Mercure soluble euseptique, ou Mercurius solubilis, de la Belladone en potences décimales (Belladonna D6, par exemple) et répondent à un besoin instinctif de la population de ne pas médicaliser outre mesure un phénomène d’autoguérison même si ce dernier mériterait le coup d’œil exercé d’un médecin, convenons-en.
L’abcès chaud dont l’étiologie est infectieuse est aussi une réaction typiquement belladonnienne, faite de rougeur (rubor), de chaleur (calor), et de douleurs battantes (dolor). Cette accumulation locale de pus, attribuée à la présence d’un staphylocoque, évoluera le plus souvent vers la suppuration et la maturation grâce à l’administration de quelques basses potences de Belladonna ou de Soufre calcaire (Hepar sulfur). Ce syndrome réactionnel évolue selon une sorte de césure mixte, à la fois réactionnelle et physiologique, mais aussi pasteurienne ou pathologique. Un accompagnement médical est nécessaire car l’incision de l’abcès (ubi pus, ibi evacuat!) lorsqu’il a muri sous l’influence du traitement homéopathique, est hautement recommandé.
Il est d’autres circonstances dans lesquelles la Belladone infinitésimale a beaucoup de mal à faire valoir son rôle lénifiant et bienveillant au sein de la médecine conventionnelle. Ce qui n’empêche pas son alter ego matériel d’être présent dans des préparations de la pharmacopée moderne issue de la pharmacognosie, cette dernière définissant « la science qui étudie les substances naturelles ayant des propriétés thérapeutiques [sic] ». Sous l’effet de facteurs étiologiques puissants et persistants et dans un contexte où la force vitale du malade fait partiellement défaut, la cogestion de l’Essence de la Belladone se mue en congestion. C’est une mise en situation de césure pathologique ; on peut raisonnablement parler ici de maladie et de l’intervention prioritaire des Contraires allopathiques, qui, comme nous allons le voir plus loin, sont des Authentiques homéopathiques!
La congestion abdominale aiguë des suites de refroidissement entraîne une dysbiose intestinale. Après un stade d’Aconitum le plus souvent furtif, l’Essence de Belladone tente un effort d’extériorisation des miasmes par les selles à partir d’une cogestion/congestion des muqueuses intestinales, couplée à l’excitation péristaltique qui peut atteindre des paroxysmes. Il s’ensuit une diarrhée aqueuse, parfois dysentériforme, sur fond de violentes coliques abdominales avec ténesmes. Le Docteur Voisin mentionne le fait que les contractions intestinales sont telles que des saillies en bourrelet d’une ou de plusieurs anses intestinales et surtout du transverse, peuvent apparaître. L’abdomen est chaud (calor), tendu, et douloureux (dolor). L’aggravation aux secousses, souvent indirectes (modalité de Belladonna) est très nette et le malade se met à gémir de douleur lorsque l’on heurte malencontreusement son lit. Cette césure pathologique belladonnienne est d’une telle violence qu’un avis médical urgent s’impose. Le diagnostic sera non seulement réactionnel, mais également nosologique et paraclinique afin d’exclure des pathologies graves telles que la péritonite ou l’atteinte inflammatoire d’organes internes (cholécystite, pancréatite, etc.). Si les Contraires s’imposent, nous allons voir qu’ils sont authentiques dans leur essence !
Hyoscine ou scopolamine, alcaloïde proche de l’atropine et très présent chez les Solanacées. La scopolamine antispasmodique[sic] est commercialisée sous forme de bromhydrate de scopolamine que l’on retrouve en France sur le marché sous le nom de Scoburen®, et en Belgique sous le nom de Buscopan®.
Les coliques hépatiques et néphrétiques sur base de calculs engendrent des tableaux cliniques d’une rare violence et des pronostics potentiellement dangereux, justiciables de la médecine conventionnelle. Ceci n’empêche pas Mère Nature et son Essence de Belladone d’être au Grand-Œuvre, car la Belle dame éthérée co(n)gestionne respectivement les muqueuses du cholédoque ou de l’uretère et excite leur péristaltisme dans le but d’expulser les calculs. Ces maladies lithiasiques, vues à travers le prisme nosologique, ou ces syndromes réactionnels définis par la Médecine des Authentiques, répondront favorablement à la Belladone, quelle que soit sa galénique et quel que soit le paradigme qui régit la thérapeutique. En effet, la médecine conventionnelle et pondérable n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de soulager un colon spastique, voire une colique néphrétique ou biliaire par des injections de Scoburen® ou de Buscopan®, préconisées « dans les crampes des voies digestives, biliaires, urinaires et génitales ». La composante phare de ces spécialités est l’hyoscine, proche de l’atropine, que l’on retrouve dans les Solanacées : la Belladone, la Jusquiame noire (ou Hyosciamus), le Datura stramonium (ou Stramonium), pour ne citer que les principales. L’hyoscine à dose pondérable est en fait strictement homéopathique dans son action lorsqu’elle lève les spasmes des sphincters, notamment celui de la vésicule biliaire. Le docteur Hodiamont, dans son ouvrage La matière médicale et les remèdes végétaux, nous dit ceci au sujet de Belladonna :
· « Employée comme antispasmodique à doses pondérables, la Belladone n’agit que si le spasme s’accompagne d’une congestion intense de l’organe en spasme ; et dans les spasmes sans congestion elle est inactive, aussi est-elle souvent employée à tort et à travers et sans efficacité réelle. Son action antispasmodique est purement une application de la loi de similitude, car la Belladone est un poison essentiellement congestif et il n’est antispasmodique que dans les spasmes congestifs : c’est une fois de plus de l’homéopathie sans le savoir. C’est ainsi que dans les expérimentations sur l’animal, on doit au préalable provoquer un spasme par un poison convulsivant de type muscarinique, pour obtenir l’action antispasmodique de l’atropine ».
Ce texte n’est véritablement compréhensible que s’il est traduit dans un langage authentique issu de la Loi du même nom : confronté à des calculs biliaires ou rénaux, le Sapiens sapiens enclenche son propre mécanisme de survie et d’autoguérison en produisant (créant…) de l’Essence de Belladone. Celle-ci cogère autant que faire se peut l’obstruction du cholédoque et de l’uretère à partir d’un emballement péristaltique fort douloureux ce qui pousse le malade à consulter, et d’une co(n)gestion de leurs muqueuses et des sphincters (sphincter d’Oddi, sphincters de la vessie). Il est communément admis que l’atropine (lire l’hyoscine du Scoburen® ou Buscopan®) provoque une contraction des sphincters, en même temps qu’une diminution du tonus de la musculature lisse (Hodiamont). Ceci est contradictoire avec les effets bénéfiques de ces substances rencontrés en pratique journalière, puisque l’administration des Scoburen® ou Buscopan® précités est censée expulser les calculs à partir d’une excitation du péristaltisme et d’un relâchement des sphincters. En fait, ce sont là des considérations erronées, physico-chimiques et matérielles, car l’authentique action de l’atropine (hyoscine) au sein de l’Humain souffrant doit être considérée dans le champ quantique et immatériel : comme un ajout, dilué (dans les humeurs) et dynamisé (par les échanges transmembranaires), qui entre en résonance co(n)gestive avec l’Essence de la Belladone produite (créée…) par le malade au niveau des organes concernés.
Le binôme belladonnien Essence/Similimum relance non seulement le péristaltisme mais co(n)gestionne les muqueuses et les sphincters jusqu’à ce qu’ils cèdent et laissent passer les calculs. Le fait qu’une co(n)gestion puisse élargir la lumière d’un organe creux, en l’occurrence les voies biliaires et urinaires, n’est pas évident de prime abord. Pourtant, il suffit de voir se reformer l’espace central d’un pneu dégonflé lorsqu’on y insuffle de l’air, pour comprendre le bien-fondé de cette hypothèse… Avec cette différence notoire, bien évidemment, que ce qui congestionne les muqueuses d’un syndrome réactionnel de Belladonna n’est pas de l’air, mais du sang !
A l’instar de la Digitale, il faut déplorer que la pharmacologie moderne a délaissé les Solanacées holistes au profit de leurs alcaloïdes, en l’occurrence l’atropine et l’hyoscine. Non seulement ces substances sont bien plus toxiques et dangereuses lorsque les indications sont mal posées, mais il leur manque le génie du Végétal omniscient et omnipotent quand, issu de la galénique hahnemannienne ou korsakovienne, Il entre en résonance avec l’Essence. Lorsque des potences de Belladonna, conçues dans les laboratoires à partir de la teinture-mère, sont administrées à un malade présentant un syndrome réactionnel de Belladonna, c’est TOUT le Similimum qui interagit authentiquement avec l’Essence : non seulement les alcaloïdes principaux, mais d’autres substances au pouvoir encore occulte – mais non négligeable. Ceci explique les échecs de la médecine conventionnelle et les succès de l’homéopathie au moyen de remèdes si proches l’un de l’autre, mais tellement différents : l’un, sans vie, vidé d’une grande partie de sa substance pharmacodynamique ; l’autre, biovibratoire, vital, recouvrant authentiquement la totalité du syndrome réactionnel, exprimé à travers l’Essence autoguérisseuse.
La teinture-mère d’Aconit a disparu des comptoirs des officines et puis ce fut le tour de la teinture-mère de Digitale même si celle-ci subsiste sous la forme de « molécule de synthèse ». La Belladone fait encore partie de la pharmacopée actuelle, sous forme d’extraits secs de la plante mais la teinture-mère n’est plus disponible. Grâce à la galénique infinitésimale de ces trois Végétaux majusculaires parmi les plus importants pour l’Humanité souffrante, la médecine homéopathique perpétue une Tradition ancestrale issue de l’Aube des Temps et colportée par la Sagesse populaire. Dans les cas précités nous sommes bien d’accord pour subordonner la prescription de potences d’Aconitum et de Belladonna aux connaissances de la médecine conventionnelle, ses investigations paracliniques, et ses thérapeutiques issues de la pharmacologie moderne.